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Gestion et organisation collective des estives

INTRODUCTION

Une des particularités du pastoralisme en Pays Basque réside dans le fait que :

  • La quasi-totalité des territoires pastoraux sont la propriété des collectivités locales : communes et surtout Commissions Syndicales gérant les territoires indivis entre plusieurs communes d’une même vallée.
  • Ces territoires sont mis à la disposition des éleveurs durant l’été et pour une durée établie (dates de montée et de descente des troupeaux) moyennant le paiement d’un droit d’accès à l'herbe appelé la bacade et payé par tête de bétail.
  • L’utilisation des territoires pastoraux est organisée en Unités Pastorales ou estives appelées "cayolar "  ou "etxola" en Pays Basque dont le parcours est strictement et historiquement délimité et dont la structuration (en terme d'utilisation collective ou individuelle, de propriété de la cabane,…) varie selon les vallées.

Crédit Photo: CCDEO

 

CARACTERISTIQUES

Toute l’organisation du pastoralisme en Pays Basque repose sur la bonne articulation entre :

  • Les collectivités gestionnaires, d’une part
  • Les éleveurs utilisateurs d’autre part

 

a) Le rôle des collectivités gestionnaires (communes, commissions syndicales)

Elles sont directement impliquées  dans:

-        L’équipement et l’entretien des équipements du domaine pastoral (ex.: accés, points d'eau tec.),

-        L’établissement des règlements pastoraux fixant les règles collectives d’accès (date de montée et de descente, chargement, type de bétail, fixation des tarifs et autres règles diverses),

-        L’adaptation et la bonne application de ces règlements pastoraux,

-        La gestion de l’eau pour le bétail

-        La police sanitaire, qui reste sous la responsabilité des maires

-        La cohabitation du pastoralisme avec les autres usages de la montagne (tourisme, sylviculture, chasse,…)

Parmi ces collectivités, les Commissions Syndicales jouent un rôle particulièrement important en Pays Basque : reconnues par décret royal en …, ce sont les plus anciens organes de coopération intercommunale existants en France

Crédit Photo: CCDEO

Dans certaines montagnes basses du piémont, la juxtaposition de territoires collectifs et privés peut conduire à la mise en place d’Associations foncières Pastorales pour garantir une gestion collective des territoires.

b) Les différentes formes d’organisation des éleveurs en transhumance

En Pays Basque, l’Unité Pastorale correspondant à l’échelle élémentaire à laquelle les éleveurs de brebis sont organisés pour transhumer est aussi appelée cayolar/etxola

Le cayolar ou l'etxola désigne à la fois :

  • Le parcours sur lequel les animaux d’une même unité ont le droit de pâturer
  • La cabane qui abrite les bergers et les équipements annexes entourant la cabane (aire et abri de traite, parc de tri des animaux,…)
  • La forme d’organisation qui permet à un ou plusieurs éleveurs de faire transhumer leurs troupeaux sur une même Unité Pastorale

Selon les vallées, les Unités Pastorales peuvent prendre des formes différentes :

  • En Soule et en Ostibarret : le cayolar regroupe traditionnellement plusieurs éleveurs (jusqu’à 7/8) qui se relaient (tours de garde) pour assurer le gardiennage du troupeau. Dans ce cas, la cabane est la propriété indivise entre tous les éleveurs « ayant une part » (appelé txotx) au cayolar ;

Crédit Photo: CCDEO

  • En Cize et sur Baïgorri : l’utilisation des cayolars est traditionnellement individuelle et la cabane est mise à disposition par bail emphytéotique par la Commission Syndicale auprès de l’éleveur qui en a quasiment la propriété « tant qu’il en a un usage pastoral ».

Le gros bétail (vaches et chevaux) a traditionnellement libre accès à tout le domaine pastoral sans limites de parcours.

Dans certains cas particuliers, il est nécessaire d’adapter les formes traditionnelles d’organisation des éleveurs aux évolutions des pratiques d’utilisation de l’estive. Cela peut passer par la mise en place de nouvelles formes d’organisation collective telles que les Groupements Pastoraux.

ATOUTS

  • Un niveau important d’équipements pastoraux

-         Des cabanes rénovées et bien entretenues

-         L’accès par piste à toutes les cabanes

-         Un bon réseau de points d’eau

-         Des ateliers de fabrication de fromages aux normes européennes

 

  • Une montagne vivante et bien entretenue

-         Un bon niveau de chargement animal

-         Des troupeaux bien gardés et bien soignés

-         Une production de fromage de qualité

-         Un impact positif sur l’entretien de l’espace et la biodiversité

 

ENJEUX

  • Pouvoir continuer à assurer l’entretien des équipements pastoraux
  • Promouvoir et valoriser la production de fromage d’estive
  • Faire face aux problèmes de main d’œuvre dans les exploitations et garantir la pérennité du gardiennage des troupeaux en montagne et plus globalement du métier de berger
  • Maîtriser la cohabitation avec les autres usagers de la montagne
  • Faire valoir l’impact positif du pastoralisme sur l’environnement

 

FICHES LIEES

FDC 1 à 4 sur le cadrage de la démarche

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